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Alimentation végétarienne et fer: comment couvrir ses besoins?

Laure FERRIE
29 sept.
3 min de lecture
Repas végétarien à base de pois chiches, de légumes et de fruits oléagineux.


Lorsqu’on devient végétarienne, le fer fait souvent partie des premières préoccupations : vais-je en manquer ? Quels aliments privilégier ? Faut-il forcément prendre un complément ?

Une alimentation végétarienne peut tout à fait apporter du fer. Mais certains points méritent une attention particulière, notamment chez les femmes ayant des besoins plus élevés ou des pertes importantes.


Alimentation végétarienne : où trouver du fer ?


Le fer n’est pas uniquement présent dans la viande. On en trouve notamment dans les légumes secs, certains produits céréaliers, les graines et oléagineux, etc.

Cependant, le fer présent dans les végétaux n’est pas absorbé exactement de la même manière que celui apporté par certains aliments d’origine animale.

C’est pourquoi il ne suffit pas toujours de se demander : « Est-ce que je mange des aliments contenant du fer ? ». Il est également intéressant de regarder comment ils s’intègrent dans l’ensemble de l’alimentation.


Quelques associations alimentaires peuvent être intéressantes


La vitamine C favorise l’absorption du fer non héminique, celui que l’on retrouve notamment dans les aliments végétaux.

Associer au cours d’un repas une source de fer végétal à des aliments riches en vitamine C peut donc être pertinent : légumes, fruits frais, kiwi, agrumes, poivron, etc.

D’autres éléments du repas peuvent au contraire diminuer temporairement son absorption. L’objectif n’est pas de multiplier les interdits, mais de savoir quels ajustements sont réellement utiles dans votre situation.


Être végétarienne ne signifie pas automatiquement manquer de fer


Il faut éviter deux raccourcis :

« Je suis végétarienne, donc je suis forcément carencée. »

et

« Je mange équilibré, donc je ne peux pas manquer de fer. »

Le statut en fer dépend de nombreux facteurs : alimentation, besoins, menstruations, grossesse éventuelle, antécédents, pertes sanguines ou encore certaines situations médicales.

Chez les personnes végétariennes, l’Anses identifie justement le fer parmi les nutriments nécessitant une vigilance particulière.


Et si une carence en fer est suspectée ?

L’alimentation et le traitement d’une carence déjà installée sont deux choses différentes.

Une diététicienne-nutritionniste peut vous aider à analyser vos apports alimentaires, identifier vos sources de fer et améliorer leur utilisation au quotidien.

En revanche, une suspicion de carence nécessite une évaluation médicale et, lorsque cela est indiqué, des analyses biologiques. Une supplémentation en fer ne doit pas être mise en place au hasard et nécessite une prescription médicale.


Le fer n’est qu’une partie de l’équation


Lorsque j’accompagne une femme végétarienne, je ne regarde donc pas uniquement le fer.

Selon son alimentation et sa situation, nous pouvons également faire le point sur la vitamine B12, l’iode, la vitamine D, le calcium, les oméga-3, l’équilibre général des repas, etc.

L’objectif n’est pas de rechercher une alimentation « parfaite », mais de construire une alimentation végétarienne suffisamment variée, adaptée à vos besoins et que vous puissiez conserver sereinement au quotidien.


Vous êtes végétarienne ou souhaitez le devenir ?


Une première consultation permet de faire le point sur votre alimentation, vos habitudes e

t vos besoins, afin d’identifier ce qui est déjà bien couvert et les éventuels ajustements à prévoir.

Le suivi permet ensuite d’aller plus loin, étape par étape : mettre en place les changements qui vous correspondent, répondre aux questions qui apparaissent au quotidien et ajuster les conseils en fonction de ce qui fonctionne réellement pour vous.

L’objectif est que vous puissiez construire progressivement une alimentation végétarienne équilibrée, adaptée à vos besoins et suffisamment simple pour trouver sa place dans votre quotidien.

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