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Smop/anciennement Sopk : quelle alimentation adopter ? Ce que l’on sait réellement

Laure FERRIE
6 oct.
3 min de lecture

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) porte depuis 2026 une nouvelle appellation : Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome (PMOS) ou Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien (SMOP).

Ce changement de nom vise notamment à mieux refléter les différentes dimensions de ce syndrome, qui ne se résume pas à la présence d’ovaires d’aspect polykystique.

Mais il ne change pas une difficulté rencontrée par beaucoup de femmes : lorsqu’on cherche des informations sur l’alimentation et le SMOP, on trouve énormément de recommandations contradictoires.

Faut-il supprimer les glucides ? Le sucre ? Le gluten ? Les produits laitiers ? Suivre une alimentation à index glycémique bas ?


Femme préparant un repas équilibré dans le cadre d’une alimentation adaptée au SOPK/SMOP

SMOP et alimentation : existe-t-il un régime spécifique ?

À l’heure actuelle, aucun type d’alimentation n’a montré qu’il était meilleur que les autres pour toutes les femmes ayant un SMOP.

Il n’existe donc pas un « régime SMOP » à suivre absolument. Avoir un SMOP ne signifie pas devoir supprimer les glucides, le gluten, les produits laitiers ou le sucre de son alimentation.

L’alimentation fait bien sûr partie de la prise en soin, mais les changements à mettre en place dépendent avant tout de votre situation, de votre alimentation actuelle, de vos besoins et de vos objectifs.


L’alimentation reste pourtant importante

L’absence de « régime SMOP » ne signifie évidemment pas que l’alimentation n’a aucun intérêt.

Le SMOP peut notamment s’accompagner de problématiques métaboliques. Selon la situation, le travail peut porter sur la qualité globale de l’alimentation, la régularité des repas, la qualité des glucides, les fibres, les sources de protéines ou encore les matières grasses.

L’alimentation s’inscrit plus largement dans le mode de vie, avec notamment l’activité physique, le sommeil et les réalités du quotidien.

Mais les changements proposés doivent surtout pouvoir trouver leur place dans la durée.

Une stratégie parfaite sur le papier mais impossible à maintenir au quotidien n’est pas une bonne stratégie.


Et l’index glycémique ?

C’est souvent l’une des premières notions rencontrées après un diagnostic de SMOP.

La qualité des glucides peut faire partie de la réflexion. Les céréales moins raffinées, les légumes secs, les légumes, les fruits et, plus largement, les aliments riches en fibres peuvent par exemple contribuer à la qualité globale de l’alimentation.

Mais cela ne signifie pas qu’il faille bannir les glucides ou transformer chaque repas en calcul d’index glycémique.

L’objectif est plutôt de trouver des repères adaptés à votre alimentation et suffisamment simples pour être appliqués au quotidien.


Et si vous êtes végétarienne ou végétalienne ?

Une alimentation végétarienne ou végétalienne est également compatible avec un SMOP. Il n’est pas nécessaire de remettre en question ce choix alimentaire en raison du diagnostic.

L’accompagnement peut prendre en compte les deux dimensions : travailler sur l’équilibre global de l’alimentation et les problématiques éventuellement liées au SMOP, tout en veillant aux nutriments qui demandent une attention particulière dans une alimentation végétarienne ou végétalienne.


Une prise en charge qui ne se résume pas au poids

L’accompagnement nutritionnel ne devrait pas se réduire systématiquement à « perdre du poids ».

Les recommandations internationales accordent également une place à la qualité de vie et attirent l’attention sur la stigmatisation liée au poids.

Selon votre situation et vos objectifs, le travail peut donc être très différent : structurer les repas, améliorer leur qualité nutritionnelle, retrouver des repères alimentaires, travailler certains comportements alimentaires ou encore adapter l’alimentation dans le cadre d’un projet de grossesse.


Vous avez un SMOP et vous êtes perdue parmi les conseils alimentaires ?

Une première consultation permet de faire le point sur votre alimentation, vos habitudes, votre situation et vos objectifs afin d’identifier les priorités réellement pertinentes pour vous.

Le suivi permet ensuite de mettre progressivement ces changements en place, d’observer ce qui fonctionne dans votre quotidien et d’ajuster les conseils lorsque cela est nécessaire.

L’objectif n’est pas de vous imposer un « régime SMOP », mais de construire une alimentation adaptée à vos besoins, suffisamment souple et réaliste pour s’inscrire dans la durée.

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